La semaine du shôjo 2022 organisée par Club shojo.

Cette semaine n’est pas n’importe quelle semaine car nous sommes dans la semaine du shôjo 2022 ! Cet événement est organisé par le site Club shojo . J’aime vraiment bien ce site qui propose des articles intéressants en brassant large dans le spectre du manga féminin. Vous pourrez trouver tout le long de la semaine du 25 avril au 1er mai des articles sur le site., mais ce n’est pas tout ! Le site invite différents créateur(ice)s de contenu à proposer un article durant la semaine du shôjo.

Cette année, la thématique est « Quel personnage de shôjo t’inspire le plus ? Quel personnage de shôjo serait ton modèle ? ». 

*Pour rappel, au Japon il existe différentes classifications dans les magazines de prépublications. En fonction du public cible, les mangas qui y sont publiés appartiennent à une classification bien précise (yaoi, seinen, kodomo, shonen etc..). Le shôjo correspond aux magazines dont le public cible est essentiellement un lectorat féminin. 

La semaine du shôjo rend hommage dans un spectre assez large au manga destiné à un public majoritairement féminin car les yaoi, josei et bien sur les shôjo. 

J’ai trouvé la thématique assez difficile car j’ai toujours du mal à me projeter assez dans un personnage pour en être inspiré ou pour en faire mon modèle. Je vais donc essayer de parler de personnages de shôjo manga que j’ai trouvé inspirant dans leur rapport au monde et aux difficultés de la vie.

Je me rends compte que j’aime beaucoup réfléchir à l’écriture d’un texte non pas en fonction d’un manga mais par rapport à un thème bien précis. Je pense essayer de réitérer ce genre d’exercice qui m’avait déjà beaucoup plu lors de la semaine du shôjo 2021. 

Après moult hésitations, j’ai choisis de parler de 2 personnages principaux parmis mes lectures récentes de shôjo manga : 

Shôko, le personnage principal de Dites-moi que j’existe, un manga en 3 tomes de Ryo Ikuemi

An, le personnage principal de Le Sablier, un manga en 10 tomes de Hinako Ashihara (dont je n’ai lu que 7 tomes pour le moment). 

J’ai tendance à aimer les personnages qui doutent, ont des difficultés à s’affirmer, les personnages qui ont des regrets et se posent des questions. Bien sûr, cela dépend de la qualité d’écriture du récit mais j’ai tendance à plus me retrouver dans ce genre de personnages que dans ceux qui ont une grande confiance en eux. 

Si je ne me retrouve pas dans tous les aspects de leur caractère, An et Shôko sont deux personnages qui m’ont porté et apporté.

C’est leur rapport au monde, la manière dont ces 2 personnages s’y confrontent qui m’a le plus intéressé dans Le sablier et Dites moi que j’existe.

Dans Dites moi que j’existe, Shôko est un personnage dont l’histoire m’a touchée tant elle reflète des étapes que tout un chacun a certainement vécu un jour ou l’autre. 

Shôko est une jeune femme qui n’a pas de projet concret, ne sait pas vraiment la vie qu’elle souhaite mener et ne trouve pas sa place dans une famille où sa mère vie mal le fait de voir ses enfants grandir essaye de garder son fils sous son emprise. Ayant du mal à s’affirmer, elle a tendance à se faire utiliser par son petit copain qui n’hésite pas à aller voir d’autres filles quand ça lui chante. Souhaitant s’émanciper du foyer parental malgré ses difficultés financières, le hasard fait que Maki, une ancienne connaissance devenue mangaka à succès l’appelle pour lui proposer du travail. Contente de retrouver une amie tout en ayant la possibilité de l’aider, Shôko va rapidement être mise en difficulté car Maki a tendance à être froide et autoritaire. La présence de Hiyama, petit ami de Maki et dont le rêve est de devenir lui aussi mangaka va complexifier les choses tant leur relation est complexe et pesante. 

Shôko passe donc d’une situation insoutenable à une autre sauf qu’elle a au moins maintenant l’impression de venir en aide à quelqu’un. 

J’ai trouvé le manga Dites moi que j’existe passionnant et touchant. Les différents personnages principaux vont tous se chercher, se quereller, se méprendre sur les uns et les autres dans un tourbillon de scènes assez belles. 

Shôko a continuellement l’impression de faire du surplace, de ne pas savoir où va sa vie et pense ne pas avoir de valeur aux yeux des autres. 

Shôko pense qu’elle est une personne horrible qui déverse son flot de ressentiment et de tristesse sur les autres sauf que la réalité est plus complexe que ça. Le lecteur est amené à découvrir cette complexe réalité via tout un chassé croisé de personnages écrits avec finesse. 

Shôko va finir par faire des choix non plus en fonction des autres mais pour elle et cela va la mettre dans des situations plus vivables vis-à-vis de son entourage. C’est cette progressive émancipation dans la douleur que j’ai trouvé belle. Je trouve l’histoire de Shôko inspirante tant c’est un personnage terriblement humain et complexe et son rapport au monde me parle. 

An du manga Le sablier

J’ai mis quelques chapitres à être réellement emporté par l’histoire de ce manga. 

An est une jeune fille dont la vie est bouleversée par la séparation de ses parents. Sa mère et elle s’installent à la campagne chez ses grands-parents. Alors qu’elle voit sa mère sombrer, le jeune Daigo et d’autres amis vont venir en aide à An qui va s’appuyer sur eux pour grandir. 

Nous allons voir ensuite An grandir, vivre une belle adolescence auprès de ses amis Daigo, Fuji et Shiika. Les années vont passer et diverses épreuves liées à la distance, aux blessures intimes ou au temps qui passe vont mettre à l’épreuve les liens qu’ils ont tissés ensemble. 

An va dans un premier temps grandir en s’accrochant à ses amis et en particulier à Daigo pour vivre malgré le deuil qui l’écrase. Elle va ensuite devoir s’émanciper peu à peu de ses accroches pour trouver sa voie. 

Le Sablier aborde beaucoup de thèmes qui me sont chers, le deuil, le temps qui passe, les amitiés d’enfance qui se délitent avec le temps, la difficulté à tourner la page. Toutes ces thématiques qui me touchent viennent de An, de la manière dont elle évolue, voit le monde et vie. Il m’est donc facile de me projeter dans ce personnage remarquablement bien écrit. Son l’histoire touche dans ce qu’elle révèle de la construction de sa personnalité. Elle va grandir au fil des épreuves, va devenir plus forte suite à de grands chagrins et se construit petit à petit durant les différentes étapes de vie qui vont faire d’elle une personne. 

Comme pour le manga Dites moi que j’existe, c’est l’évolution du personnage de An que je trouve inspirant. An est un personnage dans lequel on peut facilement se projeter dans la vie de An et faire le parallèle avec diverses épreuves que tout un chacun a vécu.

Je suis très sensible à la thématique du temps qui passe, élément central du récit de ce manga et la manière dont l’autrice Ashihara parle du temps passé, présent et futur me parle beaucoup. 

Si je me suis concentré sur les personnages de An et de Shôko, je recommande bien évidemment la lecture de Dites moi que j’existe et de Le sablier. J’ai eu du mal à exprimer mon propos et je m’en excuse mais j’espère que ce texte vous aura donné envie de lire ces 2 mangas. 

Dites-moi que j’existe a été publié en 3 tomes par les éditions Panini Manga. Il n’est malheureusement plus disponible en neuf mais trouvable en occasion. 

Le sablier est disponible en 10 tomes aux éditions Kana. 

Je vous invite à lire les autres articles publiés par mes compères créateur(ice)s de contenu, c’est toujours un plaisir de de découvrir ce qui passionne d’autres personnes :  

5 commentaires

  1. Effectivement le thème n’avait rien de facile.
    Je ne me rappelle pas assez ces deux shojo lus à leur sortie pour parler de ces personnages mais les mots que tu poses pour en parler me donnent très envie de les relire. Il faut dire que ce sont deux très belles autrices et j’aimerais beaucoup revoir Hinako Ashihara chez nous.

    J’aime

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